
Psychologue diplômée exerçant en ligne depuis 2012, je propose des suivis psychologiques auprès de personnes résidant à Mayotte (Mamoudzou, Koungou, Pamandzi, Dzaoudzi, Chirongui, Chiconi, etc..). En effet, à Mayotte, il n’est pas toujours facile de trouver un(e) psychologue. Il est donc possible de consulter par téléphone et par vidéoconférence. Cet article aborde le sujet de l’émotion de colère.
La colère fait partie des émotions de bases avec la peur, la surprise, la tristesse, la joie et le dégoût. Elle est une émotion qui nous dit que quelqu’un ou quelque chose s’oppose à nos objectifs, joue contre nous ou nous nuit d’une manière ou d’une autre. Elle traduit un vif mécontentement entraînant des manifestations physiques ou psychologiques.
La colère peut mener à un changement positif si nous l’exprimons d’une façon utile et constructive. Par contre, trop de colère est mauvais pour nous.
Il y a quatre grands types de situations qui tendent à provoquer de la colère : la frustration, les irritations, les abus et l’injustice.
Selon Gonzague Masquelier, psychothérapeute didacticien et directeur de l’école parisienne de Gestalt, l’état de colère chez l’être humain peut se développer selon quatre modes différents :
- La « colère étouffée » : non déclarée, elle se manifeste chez une personne se définissant comme incapable de se mettre en colère.
- La « colère rentrée » ou rétro-réfléchie : non exprimée, la personne enferme sa colère en elle.
- La « colère réfléchie » : liée à une réflexion personnelle, elle est déviée par la personne sur un autre objet que celui qui est lié à sa colère.
- La « colère hypertrophiée (fureur) » : exprimée dans l’excès et disproportionnée par rapport à sa raison, elle peut entraîner la personne à commettre des actes violents.
Manifestations de la colère
La colère se traduit par une augmentation de l’activité cardio-respiratoire, une accélération du rythme cardiaque et un afflux de sang, notamment dans la partie supérieure du corps, ce qui peut colorer la peau. La respiration devient ample et rapide, ce qui cause notamment la hausse involontaire du volume sonore lors de l’expression de la parole. La colère provoque aussi une contraction involontaire du corps dans son ensemble et en particulier des mains, qui tendent alors à se fermer en poing, ainsi que du visage dont les sourcils se froncent, et les mâchoires se serrent, donnant une expression dure au visage. Les narines se dilatent pour s’adapter à un flux d’air plus important. Le sujet ressent un échauffement de la peau et le besoin d’agir.
Source :
– Wikipedia
– eSanteMentale.ca